Bamako, le 24 septembre 2020 – ATTARAM – Les Maliens doivent se souvenir du sang versé par les leurs pour la défense de leur patrie contre l’occupation étrangère et la libération de celle-ci du joug colonial.

Le rouge du drapeau national est une exhortation pour les Maliens à lutter jusqu’à la dernière goutte de leur sang pour préserver l’intégrité de leur sol, leur sous-sol et leur patrimoine culturel…Mais cela passe aujourd’hui par un soutien total à leur armée. Une armée mise en chantier depuis les évènements de 2012 pour faire face aux ennemis du Mali.

Avec la mise en œuvre de la Loi d’orientation et de programmation militaire, beaucoup a été fait dans le domaine de la reconstruction des Forces armées maliennes (FAMa). Notamment la dotation des forces de défense et de sécurité de moyens humains, technologiques et matériels nécessaires pour assumer leur mission et faire face aux nouvelles menaces. Mais, en dépit de ces multiples réalisations, beaucoup reste à faire. Le pays étant très vaste, il faut beaucoup de moyens supplémentaires pour défendre son intégrité territoriale, donc assurer sa stabilité !

La crise multidimensionnelle qui a commencé en 2012 a révélé à la face du monde les handicaps de l’armée malienne. Jadis, crainte pour sa puissance de feu, l’armée malienne avait perdu sa vigueur du fait des vicissitudes politiques et de la mauvaise gouvernance. Dès lors, le Mali se trouve être dans une crise existentielle. Il fallait donc une armée forte et organisée pour défense plus de 1 241 000 km2 de superficie. C’est dans ce souci qu’une Loi d’orientation et de programmation militaire a été mise en œuvre grâce à la volonté politique des plus hautes autorités.

Cette volonté politique s’est traduite par de grandes mutations au sein des forces armées et de sécurité : équipement des corps et réarmement moral des troupes, réorganisation de la chaine de commandement, mise en condition et préparation opérationnelle des troupes, renforcement des effectifs, amélioration des conditions de vie et de travail des militaires et de leurs familles.

Ces mutations ont permis de créer les conditions nécessaires à la montée en puissance de notre armée et le renforcement continu de ses capacités. Elles ont contribué à rétablir la cohésion et la discipline dans les rangs des Forces armées et de Sécurité, à renforcer le réarmement moral et la motivation des troupes.

La réforme du secteur de la sécurité ainsi que la mise en œuvre de la Loi d’Orientation et de Programmation Militaire ainsi que la réforme des Forces Armées Nationales visent à assainir, organiser et adapter notre outil de défense à nos besoins et à l’environnement mondial.

De gros investissements…

L’application de la loi d’orientation et de programmation militaire qui représente un investissement de 1 230 563 972 349 F Cfa pour la période de 2015 à 2019 au profit des forces de défense et de sécurité a été accélérée et soutenue. Elle a permis, entre autres, d’accélérer le réarmement moral des troupes ; la réorganisation de la chaine de commandement ; la mise en condition opérationnelle des troupes ; le renforcement des effectifs, l’amélioration des conditions de vie et de travail des militaires et de leurs familles.

Les acquis dans les domaines de la formation, du recrutement, de l’équipement, ont été préservés, soutenus et renforcés. A ces actions s’ajoutent les mesures d’application des avantages octroyés à l’armée par le nouveau Statut Général des militaires, notamment la création par l’État d’une Fondation pour la Solidarité. Une initiative qui est devenue l’outil de gestion de la politique sociale en faveur des militaires, de leurs familles et de leurs ayants droit. C’est aussi le cas de l’adoption de l’indemnité compensatrice de logement pour tout le personnel non logé ; la révision de la grille indiciaire et l’intégration de 15 % de primes de sécurité dans le salaire à laquelle est greffée une modification subséquente du Statut général des militaires ; la construction et l’équipement de deux centres d’aguerrissement.

Ces réalisations ont permis aux Forces armées maliennes de travailler à l’élévation de leurs performances et à la revalorisation de leur image auprès des populations.

Une armée qui reflète l’unité et la cohésion nationales

Conscient du travail abattu et des défis à relever, le ministre de la Défense et des Anciens combattants ne cesse de marteler, «je me dois de reconnaitre et de saluer le fait que la modernisation et l’adaptation de notre outil de défense au contexte nouveau de promotion de la sécurité se passe bien. Et cela en tenant compte du format de la nouvelle armée nationale que nous envisageons de construire, à savoir une armée qui sera le reflet de l’unité et de la cohésion nationale, garante de la stabilité des institution de la République et attachées aux droits de l’Homme, aux valeurs d’intégrité et de moralité républicaine».

Il est important de souligner que le gouvernement a procédé à la relecture du Statut général des militaires. L’Ordonnance n° 2016-020/P-RM du 18 août 2016 adoptée à cet effet, octroie des avantages inédits aux militaires dans le but de les mettre dans les meilleures conditions possibles d’accomplissement de leur mission.

Aussi, chaque fois qu’un militaire perd la vie en opération, le département procède immédiatement à son intégration au dernier échelon de son grade supérieur et engage les démarches nécessaires pour l’estimation et le calcul des droits à reverser à sa famille tout en invitant cette dernière à fournir les documents nécessaires pour la désignation des bénéficiaires et le paiement des droits.

Cependant, les autorités ont vite fait de souligner que «nous devons persévérer dans l’effort sachant que les transformations et les réformes que nous avons engagées requièrent du temps pour leur aboutissement». Elles exigent surtout de «la patience, de la volonté, du courage et de la persévérance».

Les défis à relever

Tout en reconnaissant les avancées, les autorités politiques et militaires ne perdent pas de vue les contraintes et les défis à relever dans un environnement marqué par une grave crise. Outre le grand défi de la reconstruction de l’armée, il faut favoriser les facteurs de sécurité, de stabilité et de relance économique ; redéfinir le rôle et les missions des forces armées nationales et; orienter leurs actions vers un nouveau concept dit de « sécurité humaine », qui englobe des menaces réelles et potentielles qui touchent tous les domaines d’activité ; agir ensemble autour d’un projet social de paix et de réconciliation nationale.

Pour relever ces défis, elles sollicitent par ailleurs le soutien de tous les Maliens à leur armée nationale. «Notre armée nationale est, aujourd’hui, à la fois en reconstruction et en opération. Cela exige beaucoup d’investissements humains et matériels que l’Etat s’est engagé à mobiliser. Mais il exige aussi de nous tous, les soutiens et accompagnements indispensables au réarmement moral des troupes». Autrement, aidons notre Armée à retrouver sa puissance de feu pour redevenir le garant de l’intégrité territoriale, de la stabilité du pays et l’unité nationale.

Alhassane H. MAIGA

CM/MDAC

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