Bamako, le 19 mars 2021 – ATTARAM – « L’accord pour la paix a souffert de deux péchés originels et j’aimerai le dire pour la première fois de façon officielle » a déclaré Mohamed Saleh Annadif chef de la Minusma sur la radio Mikado. « Je ne pense qu’il ait un autre moment de le dire que sur Mikado FM » a laissé entendre le chef de la Mission Onusienne au Mali.

Selon lui, l’accord pour la paix et la réconciliation après sa signature aurait dû être le plus médiatisé possible. Mieux ajoute – t – il aurait dû être présenté au niveau de l’assemblée nationale pour en parler pour l’expliquer et que la session soit radio télévisée. « Je le dis parce que je viens d’un pays qui s’appelle le Tchad ou j’étais ministre des affaires étrangères ou je suis parti signé des accords de ce genre et je fais un tel exercice ». « Chaque fois que j’arrive, je me présente devant l’assemblée, je leur explique le contenu, pourquoi l’accord et contrairement ce que les gens disent ce n’est pas pour ratifier un accord, c’est pour juste donner connaissance pour que chacun l’écoute, intériorise son contenu et que toutes les populations s’engagent à sa mise en œuvre et en général, on finit par une résolution où l’assemblée prend acte de l’accord » a expliqué Mohamed Saleh Annadif sur les antennes de Mikado FM. Cette option faciliterait sa mise en œuvre et personne ne pourra venir dire je ne connais rien dans l’accord comme le voit ici au Mali a déclaré le patron de la Minusma.

Le deuxième péché originel selon lui, se résume au niveau de la clause transitoire. « Dans les accords que j’ai eus à signé il y a toujours une clause qu’on appelle clause transitoire, provisoire, qui dit on a signé l’accord on va commencer les réformes politiques et institutionnelles. On va commencer les réformes défense et sécurité. On va commencer le processus de réconciliation. On va aller vers le processus socio-économique » a argumenté Mr Annadif. Mais on dit « passé un tel délai, les mouvements signataires de l’accord doivent choisir soit fusionné avec certains partis politiques existants soit se transformer en partis politiques parce qu’ils abandonnent la lutte armée et ils veulent revendiquer des valeurs, des objectifs par voie démocratique » avance le chef de la mission onusienne.  Selon lui, cette clause leur permet de se déconnecter de l’outil militaire et d’être des acteurs politiques sur le terrain. Il regrette que cela n’a pas été le cas au Mali. « Nous avons été contraints, en 2018 de signer le pacte pour la paix pour favoriser, les encourager à aller vers le champ politique, pacifique, civil. Ça n’a pas été le cas. Ce qui fait qu’on a aujourd’hui des acteurs qui participent dans le gouvernement. On a des acteurs qui négocient mais qui malheureusement ont une aile militaire. Cela fait partie des choses qui auraient dû être évitées » dixit Mohamed Saleh Annadif. Fin//AF
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