Bamako, le 19 août 2020 – ATTARAM – Les maliens se sont réveillés ce mercredi matin sans l’ancien du Président de la République Ibrahim Boubacar Keita. Ce dernier a rendu le tablier tard dans la nuit du mardi à mercredi vers 00 heures suite à un forcing des putschistes. Dans sa déclaration de démission, IBK a affirmé « si aujourd’hui, il a plu à certains éléments des forces armées de conclure que cela devait se terminer par leur intervention, ai-je réellement le choix. M’y soumettre, car je ne souhaite aucun sang ne soit versé pour mon maintien aux affaires ».

Et si, le Président déchu, Ibrahim Boubacar Keïta avait écouté son peuple. Des milliers des maliens sont sortis dans les rues de la capitale, à l’intérieur du pays et à la diaspora conduite par le M5-RFP pour réclamer sa démission. Celui-ci a élaboré un mémorandum dans lequel, IBK garde son fauteuil présidentiel mais perd toutes ses prérogatives à cet effet, il est appelé président honorifique avec un premier ministre de plein pouvoir.

IBK n’a trouvé d’autre choix que de renvoyer le M5-RFP à la majorité présidentielle pour des négociations. Alors que le président n’a aucune considération à cette majorité présidentielle. Le président déchu a donc dit « non » à son titre honorifique proposé par le mouvement populaire contestataire, pour dire finalement « oui » aux militaires, « je démissionne avec toutes les conséquences du droit ».

En s’adressant au peuple tard dans la nuit après la mutinerie de la mi-journée qui a conduit à son arrestation à son domicile, le président Ibrahim Boubacar Keïta a annoncé « pendant 7 ans, j’ai eu l’honneur et la joie d’essayer de redresser ce pays du mieux de mes efforts ».

De son coté, le Comité  National pour le Salut du Peuple affirme avoir pris le contrôle de l’état pour la continuité des affaires et appelle les partenaires à soutenir le Mali pour son bien être. Le Comité National pour le Salut du Peuple a instauré un couvre-feu à partir de 21 heures jusqu’à 5 heures du matin et a aussi procédé la fermeture des toutes les frontières terrestres et aériennes jusqu’à nouvel ordre. Alors que la CEDEAO a annoncé la suspension du Mali dans son instance organisationnelle et la fermeture de toutes les frontières aériennes et terrestres avec le Mali. Fin//MI

 

 

 

 

 

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